II)
Présentation de l’Université Pierre et Marie Curie : (jussieu)
III)
Présentation du laboratoire de chimie organique :
IV. Le groupe
du CNRS de Thiais.
V. Le
laboratoire d’électrochimie, catalyse et synthèse organique (LECSO).
Parmi les nations modernes, la France est l’une des premières à avoir créer des institutions scientifiques, avec au XVIè siècle l’ouverture du Collège de France par François Ier. Leur nombre n’a cessé d’augmenter jusqu’au XXè siècle.
Créé par un décret du Président de la République Albert Lebrun, le 19 octobre 1939, le CNRS a pour vocation, à cette époque, de regrouper tous les organismes d'État, non spécialisés, de recherche fondamentale ou appliquée, ainsi que de coordonner les recherches à l'échelon national. On assiste alors à la fusion deux grands groupes :
Et c'est ce Centre national de la recherche scientifique appliquée naissant qui devient, en 1939, le Centre national de la recherche scientifique plus communément appelé CNRS.
Le CNRS est un organisme public de recherche
fondamentale. Cet établissement à caractère scientifique et technologique est
placé sous la tutelle du Ministre chargé de la Recherche. Il produit du savoir
et met ce savoir au service de la société. Il est organisme dont les travaux
sont unanimement reconnus en France et dans le monde entier. D’autre part, de
très nombreux chercheurs éminents ont travaillé, à un moment de leur carrière,
dans des laboratoires soutenus par le CNRS. Plusieurs d'entre eux ont même été
récompensés par le prix Nobel.
b) Son organisation :
Avec 26 000 personnes (dont 11 600
chercheurs et 14 400 ingénieurs, techniciens et administratifs), un budget qui
s'élève à 2 214 millions d'euros pour l'année 2004, une implantation
sur l'ensemble du territoire national, le CNRS exerce son activité dans tous
les champs de la connaissance, en s'appuyant sur 1256 unités de recherche et de
service.
Le CNRS se trouve donc présent dans toutes les
disciplines majeures regroupées au sein de huit départements scientifiques et
de deux instituts nationaux :
§
Physique Nucléaire et
Corpusculaire (PNC),
§
Sciences Physiques et
Mathématiques (SPM),
§
Sciences et Technologies de
l'Information et de la Communication (STIC),
§
Sciences Pour l'Ingénieur
(SPI),
§
Sciences Chimiques (SC),
§
Sciences De l'Univers (SDU),
§
Sciences De la Vie (SDV),
§
Sciences de l'Homme et de la
Société (SHS),
§
Institut national de Physique
Nucléaire et de Physique des Particules (IN2P3), et
§
Institut National des Sciences
de l'Univers (INSU).
c) Les partenariats du CNRS :
En région, 18 délégations assurent une gestion
directe et locale des laboratoires et entretiennent les liens avec les partenaires
locaux et les collectivités territoriales.
Le CNRS est très ouvert aux partenariats. En effet
85 % des 1 256 unités de recherche et de service se trouvent en partenariat
avec l'Enseignement supérieur et les autres organismes de recherche français.
On compte 4181 brevets actifs, 497
licences et 2 800 contrats industriels en cours avec les entreprises. De plus,
il y a eu plus de 100 créations d'entreprises à partir de laboratoires du CNRS
depuis 1999. Enfin on note une ouverture très marquée avec l’international :
§
5000 stagiaires étrangers
accueillis dans les laboratoires,
§
81 accords de coopération avec
plus de 50 pays,
§
197 programmes internationaux
de coopération scientifique,
§
des représentations à Bonn,
Bruxelles, Johannesburg, Moscou, Pékin, Santiago du Chili, Tokyo, Tunis,
Washington, et une antenne à Hanoi.
L’éclatement de la Faculté des sciences de Paris en 1971 donna naissance à l’Université Paris VI, connue sous l’appellation officielle « Université Pierre et Marie Curie » depuis 1974. De nos jours l’UPMC forme 30 000 étudiants en sciences et en médecine, pour un effectif de 7000 enseignants chercheurs, ingénieurs, techniciens et personnels de services.
Cette université qui représente un potentiel de 3500 diplômes de Master et d’ingénieur par an ainsi que de 900 thèses scientifiques, est dotée de 180 laboratoires de recherches et collabore avec 500 universités et laboratoires dans le monde. Cette université a été récemment classée première de France et huitième en Europe.
L'UMR 7611, Laboratoire de Chimie Organique, a été crée le 1er
janvier 1997. Elle résulte de la fusion de trois unités :
§
le laboratoire de synthèse
organique et organométallique (URA 408),
§
le laboratoire des organoéléments (URA 473), et
§
le laboratoire des hétérocycles
(FRE).
Le laboratoire
est dirigé depuis le 1er janvier 1999 par le Professeur Max Malacria. Il comprend
actuellement 22 enseignants-chercheurs, 16
chercheurs, un professeur émérite, et de nombreux doctorants, DEA, ou
stagiaires post-doctoraux. L'élément fédérateur de l’unité est la synthèse
organique, cependant on distingue quatre grandes thématiques où le laboratoire
a acquis une reconnaissance internationale :
§
synthèse d'hétérocycles
§
chimie radicalaire
§
chimie organique stoechiométrique
§
catalyse organométallique
Un accent a été
particulièrement porté sur tous les aspects de la synthèse asymétrique et sur
la synthèse de molécules présentant un intérêt théorique et ou biologique.
Le
Groupe des Laboratoires de Vitry et de Thiais (GLVT). La direction du
CNRS a réuni en 1965 à Thiais, sur un terrain de trois hectares, trois
laboratoires qui se trouvaient dans les locaux de Bellevue afin de créer un
centre de recherches chimiques employant des moyens modernes.
Actuellement, le GLVT est composé
de cinq laboratoires:
-
le Centre d' Études de Chimie
Métallurgique (CECM),
-
le Laboratoire de Dynamique, Intéractions
et Réactivité (LADIR),
-
le Laboratoire d' Electrochimie, Catalyse et Synthèse
Organique (LECSO),
-
le Laboratoire de Chimie Métallurgique des Terres Rares
(LCMTR),
-
le Laboratoire de Recherche sur les Polymères (LRP).
Les thèmes principaux développés
dans ces laboratoires sont: la chimie fine, la biologie, les nouveaux matériaux,
l'énergie, la chimie physique (structure, intéractions
moléculaires) et l'instrumentation.
Les thèmes de recherches qui sont développés au LECSO sont:
-
l’électrosynthèse et synthèse
organique et organométallique,
-
l’électrocatalyse,
-
les nouveaux matériaux d'électrodes pour accumulateur,
-
la microélectrochimie des
poudres.