Chromatographie et éléctrophorèse
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Tables des matières
chapitre I Notions fondamentales 3
I.1 Paramètres fondamentaux _ 3
I.2 Efficacité des colonnes 3
I.3 Analyse quantitative _ 4
chapitre II CPG _ 5
II.1 Cinétique de séparation _ 5
II.2 Appareillage _ 5
II.2.1 Les colonnes remplies 5
II.2.2 Les colonnes capillaires 5
II.2.3 Les colonnes semi-capillaires 6
II.3 Détecteurs 6
II.3.1 Caractéristiques d’un détecteur 6
II.3.2 Définition _ 6
II.3.3 Catharomètre 7
II.3.4 Détecteur à ionisation de flamme
(FID) 7
II.3.5 Détecteur à capture d’électrons 7
II.3.6 Détecteur à photométrie de flamme
(FPD) 8
II.3.7 Détecteur thermoionique (NPD) 8
II.3.8 Détecteur à photoionisation _ 8
II.4 Classification des phases
stationnaire _ 8
II.4.1 Indice de Kovats et droite de
Kovats 8
II.4.2 Constantes de phases stationnaires 9
II.5 Optimisation de séparation _ 9
chapitre III Chromatographie en phase liquide 10
III.1 Comparaison chromatographie phase
liquide et phase gaz 10
III.2 Loi de Darcy 10
III.3 Solvants utilisés en HPLC _ 10
III.3.1 Interactions moléculaires entre
phase mobile et solutés 11
III.3.2 Force éluante et polarité 11
III.3.3 Polarité selon Snyder 11
III.4 Appareillage _ 12
III.4.1 Dispersion hors colonne 12
III.4.2 Réservoirs de solvants 12
III.4.3 Dispositif de pompage 13
III.4.4 Dispositif d’injection _ 13
III.4.5 Colonnes 13
III.5 Détecteurs 13
III.5.1 Photomètre UV-visible 13
III.5.2 Réfractomètre 14
III.5.3 Détecteur fluorimétrique 14
III.5.4 Détecteur électrochimique 14
III.5.5 Conductimètre 14
III.5.6 Diffusion de lumière 14
chapitre IV Chromatographie de partage 15
IV.1 Introduction _ 15
IV.2 Phases normales 15
IV.3 Phases inversées 15
chapitre V Chromatographie d’adsorption _ 16
V.1 Phase stationnaire _ 16
V.2 Phase mobile _ 16
V.3 Mécanisme de rétention _ 16
V.3.1 En CCM _ 16
V.3.2 Théorie de Snyder 16
chapitre VI Chromatographie ionique 17
VI.1 Introduction _ 17
VI.2 Chromatographie d’échange d’ions 17
VI.3 Appariement d’ions 17
VI.3.1 Influence de divers paramètres 17
chapitre VII Electrophorèse capillaire 18
VII.1 Introduction _ 18
VII.2 Définitions 18
VII.2.1 Propriétés des électrolytes 18
VII.2.2 Mobilité électrophoretique µ ep 18
VII.2.3 Mobilité électroosmotique µ eo 18
VII.2.4 Mobilité apparente 18
VII.3 Analyse quantitative _ 19
VII.3.1 Injection _ 19
VII.3.2 Détection _ 19
I - Notions
fondamentales
I.1 Paramètres fondamentaux :
- Coefficient de distribution K A : 
Temps de rétention t R , volume de rétention V R
Temps de rétention t R ’, volume de rétention réduit V R ’
t R =t R ’+t 0
t 0 : temps mis par la phase mobile pour aller de l’injecteur au détecteur.
- Facteur de capacité k’ : 
Rqe : k’ ne dépend que de la nature des phases.
- Sélectivité α : 
Les pics sont séparés si α>1,1.
Rqe : α ne dépend que de la nature des phases stationnaire et mobile.
- Résolution Rs : 
Les pics sont résolus si Rs>1,5.
Rqe : Rs dépend des conditions opératoires.
Si ω 1 = ω 2 ,

; En effet si ω 1 = ω 2 alors ω 1 +ω 2 = 2ω 2 d’où

,
or t R1 = t 0 (k’ 1 +1) et t R2 = t 0 (k’ 2 +1) d’où

, or

ainsi

de plus

soit


I.2 Efficacité des colonnes :
- Nombre de plateaux N : 
H : hauteur équivalente à un plateau théorique, 100<N<500000.
Rq : Si on augmente la longueur de la colonne, k’ n’est pas modifiée ; le nombre de plateaux ne dépend pas de la nature des phases.
- Nombre de plateaux théoriques : 
N traduit la finesse des pics, il a un effet sur Rs mais pas sur α.
- Dispersion :
Elle est due :
- à
la diffusion turbulente (anisotropie d’écoulement), mouvement du soluté entraînée par la phase mobile sans interaction avec la phase stationnaire. A
- à
la diffusion longitudinale assimilée au mouvement brownien, mouvement du soluté avec la phase mobile immobile sans interaction avec la phase stationnaire. B/u (dépend de la vitesse de la phase mobile)
- à
la résistance au transfert de masse. C.u
Théorie de Van Deemter :
H=A+B/u+C.u, approximation car A et C ne sont pas complètement indépendants.
Théorie de Knox :
H=A.u 1/3 +B/u+C’.u
I.3 Analyse quantitative
- Etalonnage externe :
Préparation de solutions de titres connus. Tracé de Signal=f(C)
- Etalonnage interne :
1 . Préparation de solutions étalons A 1 de titre x 1 , A 2 de titre x 2 , A 3 de titre x 3 . 2 . Préparation d’une solution d’étalonnage interne (EI). 3 . Mélange d’un volume constant de A et d’un volume constant d’EI.
V 1 =V A1 +V EI
V 2 =V A2 +V EI
V 3 =V A3 +V EI
Tracé de A A /A EI =f(C A )
Choix de l’étalon interne :
- Inerte
chimiquement vis-à-vis du soluté
- Être
séparé des autres analytes
- Comportement
physico-chimique proche du soluté
- Concentration
de l’étalon interne du même ordre de grandeur que l’analyte
- Méthode des ajouts dosés :
On s’affranchit du volume injecté et de l’ajout d’un composé non présent.
On introduit l’échantillon contenant A et B, et on ajoute des quantités connues m A de A dans l’échantillon.
V 1 =V AB +V A
V 2 =V AB +2*V A
V 3 =V AB +3*V A
Tracé de A A /A B =f(m A )
II - CPG
I.4 Cinétique de séparation
Interactions :
Soluté Û Phase Stationnaire
Gaz vecteur : H 2 , He, N 2 , Ar, CO 2 ; le choix du gaz est conditionné par le détecteur.
I.5 Appareillage
- L’injecteur amène en tête de colonne l’échantillon
sous forme gazeuse avec une dispersion faible, on peut injecter des liquides, des gaz et dans certains cas des solides.
- Mode d’injection :
- Par
vaporisation directe
- Split/Splitless :
en mode split, permet de limiter les quantités d’échantillon injecté dans la colonne pour les colonnes capillaires. On définit un rapport de Split comme la fraction d’échantillon injecté.
- On-column
à froid : l’échantillon est déposé à faible température et entraîné après vaporisation rapide en tête de colonne.
- Autre
type : vaporisation programmé, vanne d’injection, headspace.
I.5.1 Les colonnes remplies
La phase stationnaire est un solide et met en jeu un équilibre d’ adsorption .
- Matériau :
acier, téflon, verre.
- Diamètre
interne du tube 1/16 à ¼.
- Longueur :
2 à 3 mètres.
- Le
tube est rempli d’un support :
o Noir de carbone, graphite (carbopack B) sépare les composés en fonction de la taille.
o Tamis moléculaire au carbone (carbox en 1000) analyse les gaz et les hydrocarbures légers (surface spécifique > 1200 m 2 .g -1 ).
o Polymères.
o Terre de diatomées (Chromsorb P).
o Silice-Alumine-Zéolithes.
- Débit :
10 à 40 mL.min -1 .
- Diamètre
des particules : 3 à 5 m m.
- Porosité :
fraction de vide dans la colonne

V 0 : volume de vide, D : diamètre du tube, L : longueur du tube.
La porosité totale est égale à la somme de la porosité intergranulaire (entre les grains) et intragranulaire (dans les grains).
I.5.2 Les colonnes capillaires
Si la phase stationnaire est un liquide immobilisé sur un solide, elle met en jeu une constante de partage gaz/phase liquide .
Si la phase stationnaire est une espèce organique liée chimiquement à une surface solide, elle met en jeu une constante de partage gaz/phase greffée .
Exemples de phases stationnaires : hydrocarbures ramifiés (squalane), polydialkylsiloxanes (silicones SE30®, OV17®, CPSIL5®) greffés ou non, polyéthers (Carbowax®) et polyesters (DEGS).
Les colonnes sont constituées d’un tube de silice fondue de diamètre externe 0,25 à 2 m m à l’intérieur duquel est déposée une phase stationnaire de diamètre interne 0,05 à 0,35 m m.
- WCOT (wall coated open tubular)
porosité = 1
- PLOT (porous layer open tubular)
porosité ≠ 1
Le volume injecté dans PLOT est plus élevé.
- Matériau :
silice fondue.
- Diamètre
interne : 0,05 à 0.35 m m.
- Longueur :
10 à 100 m.
- Support :
greffage sur la silice fondue.
- Phase
stationnaire immobilisée par réticulation, polymérisation ou greffage chimique.
- Débit :
0,1 à 5 mL.min -1 .
I.5.3 Les colonnes semi-capillaires
- Matériau :
silice fondue.
- Diamètre
interne : 0.53 m m.
- Longueur :
5 à 50 m.
- Support :
greffage sur la silice fondue.
- Phase
stationnaire immobilisée par réticulation, polymérisation ou greffage chimique.
- Débit :
1 à 15 mL.min -1 .
I.6 Détecteurs
I.6.1 Caractéristiques d’un détecteur
- Bonne
sensibilité.
- Bonne
stabilité et reproductibilité.
- Réponse
linéaire sur plusieurs décades de concentrations.
- Domaine
de température de fonctionnement compris entre la température ambiante et au moins 400°C.
- Temps
de réponse rapide et indépendant de la vitesse d’écoulement.
- Grande
fiabilité et facilité d’utilisation.
- Réponse
uniforme ou sélective pour différents solutés.
- Conservation
de l’intégrité de l’échantillon.
I.6.2 Définition
- Limite
de détection (LD) : c’est la quantité de soluté requise pour avoir un rapport signal bruit au moins égal à 3.
- Limite
de quantification (LQ) : c’est la quantité de soluté requise pour avoir un rapport signal bruit au moins égal à 10.
- Domaine
de linéarité (LL) : domaine dans lequel la réponse du détecteur est directement proportionnelle à la concentration.
-  Sélectivité :
propriété du détecteur à ne pas répondre de la même manière à toutes les espèces x, capacité à analyser des molécules spécifiques.
- Sensibilité :
capacité d’un détecteur à répondre é de faibles variations de C ou de m.
I.6.3 Catharomètre
Détecteur à conductibilité thermique quasi universel comprenant un montage différentiel (pont de Wheastone) dont les résistances compensent le déséquilibre de conductivité par une perte de chaleur.
Le gaz vecteur doit avoir une bonne conductibilité thermique tel que H 2 ou He et posséder une conductivité différente de celle des solutés.
Caractéristiques :
- LD :
10 -9 g.mL -1
- Linéarité
faible : 3 à 4 décades (10 à 10000).
- Volume
de 20 µL à 140 µL.
- Répond
en concentration
- Contrôle
de température est très important.
I.6.4 Détecteur à ionisation de flamme (FID)
Détecteur le plus utilisé et spécifique aux composés carbonés sauf HCHO et HCOOH.
Principe :
- Les
composés sont brûlés dans une flamme air-H 2 .
- On
forme des radicaux CH°, CH 2 °, CH 3 °.
- Ionisation
CH°→CHO + +e - en présence d’O 2 .
- Amplification
du signal électrique.
Caractéristiques :
- LD :
2.10 -12 nC.g -1 .
- Linéarité :
7 décades.
- Répond
en masse.
- Bonne
sensibilité.
- Nécessite
2 bouteilles pour la flamme.
- Le
courant produit est quasi proportionnel au nombre d’atomes de carbone.
I.6.5 Détecteur à capture d’électrons
Détecteur spécifique aux dérivés halogénés. L’électron est formé à partir d’un gaz par des particules β - provenant du 63 Ni ou du tritium. N 2 →N 2 + +e -
Mécanisme : M+e - →M - // M - +N 2 + →M+N 2
On mesure la variation de courant électrique entre I° (en l’absence de molécules) et I (courant résiduel en présence de soluté). I=I°e -kC , détecteur non linéaire.
Caractéristiques :
- Très
spécifique des composés halogénés.
- LD :
5.10 -4 g.s -1 de Lindone.
- Linéarité :
10 4 .
- Répond
en masse.
I.6.6 Détecteur à photométrie de flamme (FPD)
Détecteur spécifique du phosphore et du soufre qui émet respectivement à 526 nm et 394 nm.
On utilise une flamme qui brûle les molécules et excite les atomes émettant un rayonnement.
Caractéristiques :
- L’élément
analysé dépend du choix du filtre.
- LD : 2.10 -11 g.s -1 pour S.
3.10 -13 g.s -1 pour P.
- Linéarité :
5 décades pour P
- La
racine carré de la réponse est proportionnelle à la quantité injectée.
- Répond
en masse.
I.6.7 Détecteur thermoionique (NPD)
Détecteur spécifique aux molécules azotées et phosphorées.
Caractéristiques :
- LD :
2.10 -14 g.s -1 .
- Spécificité : N/C 10 6 .
N/P >10 2 .
- Linéarité
comparable au FID : 7 décades.
- Gaz
vecteurs : Ar, Ne, He.
I.6.8 Détecteur à photoionisation
Les composés à analyser sont ionisés par un faisceau UV intense au Xe ou Ar d’énergie respective 8,3 eV et 11,7 eV ; des électrodes collectent les ions formés.
Applications :
- Les
dérivés aromatiques et les composés insaturés.
- L’industrie
pétrolière.
I.7 Classification des phases stationnaire
I.7.1 Indice de Kovats et droite de Kovats
L’objectif est de caractériser la rétention de différents solutés sur une phase stationnaire.
Pour un alcane linéaire : I = 100n , avec n : le nombre d’atomes de carbones .
La droite de Kovats est établie sur une série d’homologues et dans des conditions opératoires fixées en régime isotherme et isobare . Log t R ’ = an+b
Pour un composé X : I X = 100α, avec α le nombre fictif d’atomes de carbones de l’alcane linéaire équivalent où

Il existe des tables de I X afin d’identifier un composé inconnu.

I.7.2 Constantes de phases stationnaires
- Constante
de Rohrchneider (1959). 5 molécules étudiées sur une phase stationnaire de référence, la squalane, et une phase stationnaire à étudier.

- Constante
de Mac Reynolds. 10 molécules témoins. Polarité = Σcstes de Mac Reynolds.
I.8 Optimisation de séparation
Paramètres :
- Température de l’injecteur est déterminée à partir
de la température des solutés.
La température de la colonne suit la loi de Van’t Hoff :

 et par suite 
On peut aussi appliquer un gradient de température à la colonne.
- Débit du gaz vecteur.
- Choix du détecteur : TCD, FID, ECD, FPD, NPD,
photoionisation.
- Nature
du gaz vecteur imposé par le détecteur, fonction de l’efficacité souhaitée, coût/sécurité.
Le débit moyen de gaz est donné par : D m =0,47 u d
Avec u, vitesse linéaire moyenne du gaz vecteur en cm.s-1 et d : le diamètre interne de la colonne.
Relation entre Dm et Rs :

- Injecteur : choisi par l’état physique du
soluté, de la quantité introduite, de la concentration en soluté.
- Phase stationnaire (nature et géométrie) en
utilisant les constantes de Mac Reynolds.
III - Chromatographie
en phase liquide
I.9 Comparaison chromatographie phase liquide et phase gaz
Interactions :
Soluté Û Phase Stationnaire
Soluté Û Phase Mobile
Avantage CL/CG
- Température
peu importante.
- Débit
constant de phase mobile dans la colonne.
- Grand
choix de phases mobile et stationnaire.
Inconvénient CL/CG
- Coefficient
de diffusion dans la phase mobile important.
- La vitesse
d’échange entre le soluté et la phase mobile liquide est plus lente qu’entre le soluté et la phase stationnaire ; le temps d’analyse est plus long.
- La
pression dans la colonne est élevée en HPLC (la viscosité est 100 fois plus faible pour un gaz).
I.10 Loi de Darcy

avec
ΔP : perte de charge dans la colonne
Ф : facteur de remplissage de la colonne
η : viscosité dynamique (Pa.s ou Cp)
η( eau ) = 0,89 Cp , η( MeOH ) = 0,54 Cp , η( ACN ) = 0,34 Cp
u : vitesse linéaire moyenne de la phase mobile
dp : diamètre des particules de la phase stationnaire
En HPLC la pression normale est 200 bars ; on peut jouer sur la vitesse u et la viscosité du fluide afin de ne pas dégrader la colonne avec des pressions trop élevées.
I.11 Solvants utilisés en HPLC
Proportions : Tous les solvants existants > solvants chimiquement compatibles avec l’HPLC > solvants faisant des interactions avec les solutés > solvants qui vont permettre une bonne séparation.
Différents paramètres sont à prendre en compte :
- La pureté du solvant
- La volatilité, T éb faible généralement,
entraîne un risque de formation de bulles et une modification de la composition de la phase mobile par évaporation de l’un des solvants.
- La viscosité
- La compatibilité avec le soluté et l’appareillage
- La miscibilité des solvants entre eux
- La toxicité
I.11.1 Interactions moléculaires entre phase mobile et solutés
- Interactions diélectriques
- Liaisons H
- Forces de VdW
I.11.2 Force éluante et polarité
Pour les composés polaires : + la phase mobile sera polaire, + elle va entraîner les solutés.
+ la phase mobile sera apolaire, - elle va entraîner les solutés.
Pour les composés peu polaires : + la phase mobile sera polaire, - elle va entraîner les solutés et inversement
I.11.3 Polarité selon Snyder
On mesure le coefficient de distribution entre le solvant étudié et différentes phases stationnaires
Ex : éthanol : donneur de protons, dioxane : accepteur de protons, nitrométhane : moment dipolaire élevé.
La polarité globale d’un mélange de trois solvants sera : P’ = logK 1 +logK 2 +logK 3
En normant : x 1 +x 2 +x 3 = 1
Alors x 1 = logK 1 /P’
Paramètres de solubilités d’Hidelbrand

avec Es : l’énergie moléculaire de cohésion et Vs : le volume molaire de solvant
Paramètres de solubilités partielles :
δ d : interactions de dispersion du nuage électronique, interactions diélectriques
δ o : interactions d’orientation, dipôles permanents
δ i : interactions dipôles induits
δ a , δ b : interactions acide/base, par transfert de liaisons H
δ tot 2 = δ d 2 +δ o 2 +2δ o δ i +δ a δ b
Phase mobile/soluté | Non polaire/non polaire | Polaire/non polaire | Polaire/polaire
Dispersion | + | + | +
Orientation | - | - | +
Induction | - | - | +
Acide/base | - | - | +
I.12 Appareillage

I.12.1 Dispersion hors colonne
Cause un élargissement des pics autre que dans la colonne
L’efficacité observée est : l’efficacité de la colonne et la dispersion des solutés hors de la colonne (les tubes de liaisons, volume injecteur, détecteur)
La dispersion due aux tubulures :
On définit L : longueur utilisable pour ne pas augmenter la largeur des pics de 5%

avec :
Dm : diffusivité du soluté (cm 2 .g -1 )
D : débit d’éluant (mL.s -1 )
d : diamètre du tube (cm)
N : nombre de plateaux théoriques
Vr : volume de rétention (mL)
Estimation de la dispersion hors colonne : on enlève la colonne et on injecte les solutés, on obtient ainsi ω(hors colonne) = 4σ(hors colonne)
σ tot 2 = σ colonne 2 + σ hors colonne 2
I.12.2 Réservoirs de solvants
Flacons en verre, on utilise une crépine pour éliminer les poussières et les bulles.
1. filtration des solvants
2. dégazages aux ultrasons
I.12.3 Dispositif de pompage
Débits utilisés : 0,1-2 mL.min -1
Utilisation de pompes alternative : faible volume interne et utilisable avec des gradients d’élution
I.12.4 Dispositif d’injection
On dépose l’échantillon en tête de colonne.
ΔP en HPLC est de l’ordre de qqs dizaines à 100-250 bars.
Vanne d’injection :
6 voies pour les solvants
2 positions load et inject
- Remplissage
de la boucle d’injection avec V fixé (5-500 µL). Présence d’un circuit avec la phase mobile et d’un circuit avec l’échantillon.
- Envoi
de l’échantillon sur la colonne avec le circuit (pompe, boucle, colonne). Le volume injecté est constant, cela permet donc de travailler en étalonnage externe pour une analyse quantitative.
I.12.5 Colonnes
Tubes en inox de longueur L = 10 à 25 cm
d tube = 4,6 mm le plus courant
dp = 3 à 10 µm
N = 40000 à 60000 plateaux/m
On utilise aussi des micros colonnes
Avec L = 3 à 7,5 cm
Dp = 3 à 5 µm
On limite ainsi la consommation de solvants.
On place souvent des pré-colonnes qui font office de filtres ; elles ont un dp supérieur et protègent la colonne des impuretés.
I.13 Détecteurs
I.13.1 Photomètre UV-visible
Il mesure l'absorption de la lumière par le produit à la sortie de la colonne. E opère à longueur d'onde constante, celle-ci ayant été fixée par l'opérateur. La lampe Deuterium est utilisé pour des longueurs d'ondes variant de 190-350 nm et la lampe à vapeur de mercure est utilisé à la longueur d'onde non variable de 254 nm. Pour que ce type de détecteur soit utilisable, il faut que :
- le
produit à détecter absorbe la lumière à une longueur d'onde accessible à l'appareil, et que son coefficient d'absorption e soit suffisamment grand
- la
phase mobile n'absorbe pas la lumière à la longueur d'onde choisie par l'opérateur.
Les transitions possibles sont :
- π→π* : systèmes conjugués
- σ→σ* : non visible en UV
- n→π* : carbonyles
- n→σ* : alcools
Choix de la longueur d’onde λ de mesure en fonction du soluté et de la phase mobile qui doit peu absorber à cette longueur d’onde.
Loi de Beer-Lambert : Soit un rayon lumineux traversant une solution absorbante de concentration C et de trajet optique égal à l. Si I 0 est l'intensité du rayon lumineux à l'entrée de la solution et I son intensité à la sortie, alors :
A = D.O = log (I 0 / I) = e l C
où A est l'absorbance, D.O la densité optique , Io l'intensité lumineuse incidente , I l'intensité lumineuse transmise, e le coefficient d'extinction molaire caractéristique de la substance étudiée à une longueur d'onde donnée en L mol -1 cm -1 , l l'épaisseur traversée en cm et C la concentration en mol.L -1 .
Plusieurs types de détecteurs :
- Détecteur
à λ fixe : vapeur de Hg (254 nm)
- Détecteur
à λ variable
- Détecteur
à barrettes de diodes (1,2 nm/photodiode), gamme de 190 à 800 nm
Sur le spectre de soluté :
- On
choisit un λ max pour chaque soluté
- On
mesure l’absorbance avec 2 λ pour 1 soluté, alors

doit être constant
- Il
permet de vérifier la spécificité
I.13.2 Réfractomètre
Il mesure la variation de l'indice de réfraction du liquide à la sortie de la colonne. Cette mesure, extrêmement précise, dépend néanmoins de la température du liquide. On compare cet indice avec celui de la phase mobile pure : il y a donc une référence d'où le terme de variation de l'indice. Ce détecteur exclut les variations de la composition de la phase mobile ; il n'est donc possible de travailler qu'en mode isocratique avec ce détecteur.
- Contrôle
de la température indispensable à 0,1 °C
- Non
utilisable en gradient d’élution
I.13.3 Détecteur fluorimétrique
Après excitation de l’échantillon dans la gamme UV, on mesure la fluorescence restituée.
Méthode très sensible, qui permet de détecter 1 seule molécule.
I.13.4 Détecteur électrochimique
Réactions d’oxydoréductions qui produisent un courant proportionnel à la concentration du soluté. Applications : drogues, polluants, produits naturels.
I.13.5 Conductimètre
I.13.6 Diffusion de lumière
Après nébulisation, évaporation, on envoie un faisceau de lumière - Détecteur universel -
Il faut des différences de diffusivité entre le soluté et la phase mobile.
IV - Chromatographie
de partage
I.14 Introduction
Interactions : Soluté Û Phase Stationnaire & Soluté Û Phase Mobile
La phase stationnaire est soit un liquide immobilisé sur un support par adsorption, soit greffée par liaisons chimiques qui augmente la durée de vie.
Chromatographie de partage à polarité de phases normales : Phase stationnaire polaire , Phase mobile peu polaire .
Chromatographie de partage à polarité de phases inversées : Phase stationnaire apolaire , Phase mobile polaire .
I.15 Phases normales
On utilise des ph. stationnaires polaires : phases greffées (aminopropyl +polaire que cyanopropyl) et des phases mobiles apolaires pour séparer des composés polaires et moyennement polaires.
Le pouvoir éluant d’une phase mobile est la somme des polarités de chacun des solvants.
I.16 Phases inversées
On utilise des phases stationnaires a polaires : phases C8 ou C18 et des phases mobiles polaires (eau) pour séparer des composés peu polaires (hydrophobes) et moyennement polaires.
La phase mobile est constituée d’un fort pourcentage d’eau.
Attention à la miscibilité de tous les solvants ex : MeOH, ACN, THF, CH 2 Cl 2 .
Coefficient de partage octanol/eau :
P oe = K ow =

Log K ow = Σf i +cste
Avec , fi les cstes de Rekker, Log k’ = a log P oe + b, k’ facteur de capacité et a et b cste dépendant de la phase mobile.

Phases isoéluantes : phases qui conduisent à des k’ voisins mais les interactions mises en jeu peuvent être différentes.
2 phases isoéluantes pour un couple de solutés ne le seront pas pour un autre couple.
loi générale : log k’ = Aφ 1 2 +B φ 2 +C
avec φ 1 composition du solvant 1 dans la phase mobile
Pour un mélange binaire : log k’ = log k’ 0 – mc
k’ 0 : facteur de capacité avec pour ph. mobile (eau)
m : force de solvant
c : % de solvant
Pour un mélange ternaire (eau, solv1, solv2) :
A 1 φ 1 2 +A 2 φ 2 +B 1 A φ 1 2 +B 1 φ 1 +B 2 φ 2 +C+D φ 1 φ 2
Pour une famille d’homologues : log k’ = An+B
V - Chromatographie
d’adsorption
I.17 Phase stationnaire
Silice : adsorbant très polaire
La capacité d’adsorption et la polarité varient en fonction du taux d’hydratation.
I.18 Phase mobile
Mélange de solvant
Avec ε 0 force éluante
Si ε 0 = 0, pas d’adsorption de phase mobile sur phase stationnaire
Si ε 0 augmente alors le pouvoir éluant augmente aussi et les molécules de phase mobile prennent la place des molécules de soluté.
I.19 Mécanisme de rétention
I.19.1 En CCM
La phase stationnaire est immobilisée et la migration se fait par capillarité.

La vitesse de migration du solvant est

et celle du soluté

où t M est le temps de migration.
D’où

Sur la colonne

et

d’où

Les vitesses étant égales en CCM et en HPLC :

I.19.2 Théorie de Snyder
Loi de rétention :

Loi de Snyder :

β* étant le taux d’activité de la silice : si = 1 silice déshydratée, si = 0 silice désactivée.
Le domaine d’application se situe dans la séparation d’isomères.
VI - Chromatographie
ionique
I.20 Introduction
Elle sépare les solutés ioniques (sels) ou ionisables (molécules organiques) et tend à être remplacée par l’électrophorèse capillaire.
3 types :
- Échange
d’ions
- Appariement
d’ions
- Exclusions
d’ions
I.21 Chromatographie d’échange d’ions
La phase stationnaire est ionique :
- Soit
cationique/anionique forte (ne varie pas en fonction du pH)
- Soit
cationique/anionique faible (varie en fonction du pH)
Une phase stationnaire anionique permet de séparer des cations
La phase mobile est un électrolyte, la rétention dépend du pH, de la force ionique

Si I augmente, k’ diminue, il y a rétention de la phase mobile sur la phase stationnaire.
Détection : Conductimétrie : on mesure la conductance de la solution et on place des suppresseurs d’ions pour augmenter la sensibilité.
I.22 Appariement d’ions
On ajoute dans la phase mobile un agent d‘appariement d’ions (AAI) = un tensioactif.
La phase stationnaire est similaire à la chromatographie de partage en phase inversée.
I.22.1 Influence de divers paramètres
- Longueur
de la chaîne C n de l’AAI : log(k’-k’ A ) = n a
- Concentration
de l’AAI : k’ = [AAI] a
- Ajout
d’un solvant organique, si sa concentration augmente, la rétention diminue ; on l’utilise pour solubiliser les espèces.
VII - Electrophorèse
capillaire
I.23 Introduction
Méthode qui permet la séparation d’espèces en milieu biologique (protéines) difficilement séparée par l’HPLC.
L’électrophorèse de zone : migration des espèces chargées dans un champ électrique, et en solution dans l’électrolyte.
I.24 Définitions
I.24.1 Propriétés des électrolytes
Ions, molécules ou particules chargées soumises à un champ électrique subissent une force :

Force de friction :

D’où la vitesse de la particule

I.24.2 Mobilité électrophoretique µ ep
Mobilité de l’espèce chargée dans un électrolyte supposé immobile :
- Si
l’espèce est positive µ ep >0
- Si
l’espèce est négative µ ep <0
Et

I.24.3 Mobilité électroosmotique µ eo
Mobilité de l’électrolyte
Une espèce neutre se déplace à la vitesse

I.24.4 Mobilité apparente

Soit la tension appliquée V dans un champ E, avec L, la longueur du capillaire :

Soit le temps de migration, avec l, la longueur de migration :
Alors

I.25 Analyse quantitative
I.25.1 Injection
Soit q i la quantité de produit détectée ; alors quelque soit le mode de détection :

, avec A i la concentration de produit i dans l’électrolyte et t Mi son temps de migration.
En injection hydrodynamique : la composition de l’échantillon n’est pas modifiée.
Alors

En injection électrocinétique : l’injection se fait via un champ électrique donc les compositions de l’échantillon injecté et de l’échantillon dans l’électrolyte sont différentes.
Alors

I.25.2 Détection
En E.C. les solutés traversent la cellule de détection à leur vitesse propre, ce qui fait qu’on détecte une quantité q de produit dans un volume V de concentration C pendant dt.
Avec un détecteur linéaire la réponse est proportionnelle à la concentration.
Quantité de produit détecté q :

S : section du capillaire
v : vitesse du produit dans le capillaire
V : volume de produit de concentration C
K : cte